17 août 2007
Sensations
Comme un vide au creux de l'estomac, comme une petite chose molle qui flotte en moi.
Je me demande si l'obsession n'est pas une forme d'amour tordu.
Temps gris, peur de rien j'échaffaude déjà des projets par centaines de milliers même cela ne sert à rien.
Aimer, rire et flotter encore un peu avant que ne sonne l'infâme sirène des tableaux verts et des évalutions permanentes. Je les retrouverais et m'en amuserais un peu puis j'irais mourir là-bas.
Que j'ai hâte...
S'il est une chose que je ne comprendrais jamais ce sont bien les obsessions. La mienne m'oppresse et je ne puis y trouver de raisons précises, pas d'élèments déclencheurs. Elle est venue un jour que je ne demandais rien, elle est venue disais-je et puis m'a dit "salut on va faire un bout de chemin ensemble". J'ai pas dit non, de toute façon j'avais rien d'autre à faire. Je regrette un peu de l'avoir laissée prendre autant d'envergure. Elle va prendre le contôle maintenant, je le sens. Si c'est pour elle je peux alors. Si je dois me détruire pour elle alors je l'accepte, si je dois souffrir a en vomir, à foutre en l'air des années de construction bien organisées, à m'étriper mentalement, si c'est pour elle je l'accepte. Ne riez pas foutre de bois.
On a toujours pensé que nous ne devions pas souffrir. C'est faux, je l'avais oublié aussi. Il faut souffrir, pour faire quelque chose, pour se prétendre artiste il faut savoir souffrir. La véritable souffrance ne se cherche pas de solutions, elle est la et vous aspire et vous détruit de l'intérieur, il faut l'accepter et non pas la combattre. Il faut pouvoir en faire quelque chose aussi. Comme écrire.
C'est bien pauvre mais c'est tout ce que j'ai.
Je doute, souvent je doute, de tas de choses je doute mais c'est pas comme si j'avais pas le choix.
Il ne fait plus vraiment gris.
Je prend mon vélo alors.
Je parcoure les rues comme la petite ténor du bitume que je suis, mes roues sont des instruments, elles font le bruit de mitraillettes avec les cartes que j'y ai épinglée. Les Tac tac tac tac tac effrayent les vieillent dames habillées "comme en 40" et moi je rie a gorge déployée. Je fais quelque coups avec ma coccinelle sonnette qui a bien voulu rester sur mon vélo pour le trajet "mais pas trop longtemps après je dois aller me faire écraser, il va pleuvoir demain". Une coccinelle kamikaze pour toute amie je fonce vers les dunes pour l'y retrouver. J'envoie mon vélo valdinguer dans le sable et je court à en perdre Hélène -ma coccinelle- et j'atteris le cul dans le sable dans une sorte de trou d'obus ou git éventré un blockhaus tagué. Je l'attend. Les oyats volent et retiennet les tonnes de sable qui ont décidés de migrer vers l'afrique du sud - suremment pour la nourriture . Là, je l'aperçois !
L'autre descend de son pigeon voyageur, vient me prendre la main et nous nous envolons vers une abîme de profondeur nautique. Les corps nus mais recouvert d'un je ne sais quoi nous nous endormons dans l'abîme.
Il fait gris à nouveau.
Je descend de mon vélo alors...
Commentaires
:D
Merci pour le petit lien "Brownie de Brossard", trop la classe! "Coup de Jambon va!"
Je t'embrasse!
Putain c'est pas un commentaire ca !
OMG le texte déchire grave !
Mieux ? :D
Trop mieux mec, trop mieux.
Mon obsession à moi me maintient en vie, tout les jours je me lève en me lançant à la poursuite de ma vie qui s'enfuit, à briser les sabliers remplis de sucre et écraser les horloges de mémé.















