12 juin 2007
Sourire réglisse
78 45 33
Retrouver une vieille valise magique pour en sortir des feuilles mortes,
C'est pleins de poussière et croyez-moi,bien plus que poignant.
( Ho et excusez-moi pour le layout qui n'est pas terminé. C'est juste qu'un jour j'ai demandé de l'aide à un ritule et maintenant je suis perdu dans l'html hahaha....)
07 juin 2007
Le temps d'une vie
Les journées défilaient aussi rapidemment que le battement d'ailes du papillon. Chaque seconde courait sur ma peau, créant un long et agréable frisson le long de mon échine. J'étais devenu le bourreau des vagues fétides, j'effectuais le génocide de mes propres maux.
Et puis un jour, "je fracasse les flaques... FLAC".
Premier assaut, une question d'auto-corruption, de vices et autres immondices que je cultive. Ou plutôt de péchers étoffés dans le but d'admirer le spectacle de vos réactions. Ma vergogne nait, j'en jubile.
Déjà une seconde rafale arrive, ce sont les reproches qui dansent dans ma bouche. Nous pouvons alors parler, en quelque sorte, de "vices-mauvais herbe". J'essais de les dessimer, en vain. Mon égoisme familial s'est installé, les cloches de l'hymen entre mon hédonisme et mon jemenfoutisme sonnent depuis trop longtemps... on entend déjà les pleures de ma gourmandise . J'en suffoquerai presque.
Le troisième assaut est si ridicule que j'hésite à vous en faire part. Ce ne sont que les éternelles questions auxquelles Freud pourra répondre, lors de l'éclosion de la prochaine crysalide.
Et voilà Piaf, sans nul doute le coup de grâce. Piaf, c'est celle qui fît renaitre en moi la mélancolie des temps passés, l'envie de se jetter dans la mer par simple curiosité, celle qui me fît reprendre en mains un livre de Jardin, nonobstant que ce ne soit qu'une couverture.
Tout ceci ne doit représenter pour vous que bagatelles et pulsions adolescentes mais je n'aspire plus à cette île des coloriés. Aujourd'hui je ne souhaite plus que retrouver ma vie de papillon...Et merde, ça ne doit pas être si dure que ça ! Ho tendres acolytes, je vous le demande, à quand l'envole ?
Edit: Excusez ce piteux article, encerclé par toutes ces minables pulsions destructives il a encore les couilles de tenir bon. J'en suis ma foie plus qu'étonnée.
23 mai 2007
Ces casquettes ont du chien.
Pages 114-115.
13 mai 2007
Regardez ! Des myosotis poussent dans ses yeux...
Le jardin d'Eden est ensablé ! Le jardin d'Eden est ensablé !
Dedans les parapluies rossent de coups les mioches qui braillent, on implore le soleil de nous réchauffer, au moins un petit peu plus, la charogne des poissons prédit notre funeste destin, les méduses se font enlever par des soucoupes volantes et un énorme cargo s'est métamorphosé en tas de cailloux.
Dedans, la seule souffrance est ce stupide temps qui passe, et ce bien trop vite, ma tête avait beau supplier aux secondes de ne plus défiler à brides abattues, celles-ci n'en fesaient qu'à leur tête...
En outre, ce splendide jardin sait si bien mélanger les musiques de Tiersen et cocorosie qu'il vous emporte dans un joli monde où les nuages valsent avec les marionettistes. Marionettistes. Peur. Myosotis !
Alors, au moment où ce délicieux petit nuage cotonneux passa, ce fût indéniable: ce lieu des délices était là, tout autour de moi, je le touchais, le
chatouillais, l'embrassais et me gavais de sa subtile odeur poivrée...
28 avril 2007
Alchimie du verbe
"A moi. L'histoire d'une de mes folies.
Depuis longtemps je me vantais de posséder tous les paysages possibles,
et trouvais dérisoires les célébrités de la peinture et de la poésie
moderne.
J'aimais les peintures idiotes, dessus de portes, décors, toiles de
saltimbanques, enseignes, enluminures populaires ; la littérature
démodée, latin d'église, livres érotiques sans orthographe, romans de
nos aïeules, contes de fées, petits livres de l'enfance, opéras vieux,
refrains niais, rythmes naïfs.
Je rêvais croisades, voyages de découvertes dont on n'a pas de
relations, républiques sans histoires, guerres de religion étouffées,
révolutions de moeurs, déplacements de races et de continents : je
croyais à tous les enchantements.
J'inventai la couleur des voyelles ! - A noir, E blanc, I rouge, O
bleu, U vert. - Je réglai la forme et le mouvement de chaque consonne,
et, avec des rythmes instinctifs, je me flattai d'inventer un verbe
poétique accessible, un jour ou l'autre, à tous les sens. Je réservais
la traduction.
Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges."
Rimbaud
27 avril 2007
Attraction lunaire.
Jardin, enfoiré.
26 avril 2007
Et si la folie n'existait pas ?
C'est parce qu'un tourbillon m'explosa la cage thoracique,
Transportant mille et un vices méphitiques,
Qu'aujourd'hui jalousie, orgueil et égoisme
Valsent sur mon stupide épicurisme.
Des rimes de maternelle, oui ...
Aussi quelques photographies de Saudek, merci Gi. :
13 avril 2007
Cheers darlin'
N'ayant plus aucune notion de profondeur, je perds mon regard entre cette multitude de point-gruyères et ce trottoir qui ne défile comme il le faudrait. Je vois des spirales, des abysses bleus foncés, quelques visages, j'entends le ronflement du moteur, les plaintes des vieux birbes, cet homme qui chante d'une langue m'étant inconnue ...
Je grimace, trop pleine et trop vide à la fois. J'aurais presque plu si une bourrade ne m'était pas brusquement arrivée dans le creux des hanches. Mais la cloche ne sonne pas, elle reste amorphe, nonchalante.
Il ne reste plus que ces visages et ce vêtement, l'amertume me chatouille la langue. J'essaye de me convaincre que je ne suis ni insatisfaite ni anxieuse, simplement médiocre.
06 avril 2007
Feuilles printanières
La médiocre, agenouillée sur le bord d'un chemin verdoyant,
Quatres fleurs à la main et toujours cette douce mélopée
Rêvasse de chat-mots, saltimbanques et robes de papier
Renaissant à chaque pantalonnade des sens trop aimés.
Ainsi l'insatisfaite se délecte de leurs sourires euphoriques,
Tendant cette timide main qui mène à la démence
Vers ces quelques parures festoyantes et banane séquestrée
Pour finir dans cette délectable dimension aux clowns alignés.
Alors que de son sang vous réchauffe l'astre tant convié
Puisque de flêches et d'un arc je me trouve affublée.
Photos de Mémé tricot.
19 mars 2007
A gerber.

Il était une fois un plan foireux...
Parce que j'ai pas attendue que les grenouilles aient des poils.
Padam padam, un coup de vent fît virevolter une enveloppe fatiguée
Mademoiselle se rend compte qu'elle n'est pas ce qu'elle croyait.
Livide devant son miroir, elle y restera une éternité
Padam padam, la rencontre des amants semble retardée.

























